


15 septembre 07
Etude de la semaine : 1 R 16.28-34; 1 R 17, 18.
Versets à mémoriser : :" Ne formez pas avec les non-croyants un attelage disparate. En effet, quelle association peut-il y avoir entre la justice et le mal? Quelle communion entre la lumière et les ténèbres? ", (2 Co 6.14)
Pensée centrale : Achab et Jézabel formaient un couple d'époux qui s'encourageaient mutuellement à faire le mal. Pour n'importe quel mariage, cela aurait été quelque chose de terrible, mais ils étaient les dirigeants d'une nation: les conséquences ont donc été désastreuses
S'il y a dans la Bible un couple à ne pas imiter, c'est bien celui d'Achab et Jézabel. C'était un mariage infernal. Prenez un roi à la volonté faible, ajoutez-lui une femme assoiffée de pouvoir et malhonnête et vous obtiendrez quelque chose de terrifiant.
En un sens, l'étude de cette semaine traite du pouvoir et de l'autorité. Plus spécifiquement, elle traite de l'abus du pouvoir et de l'autorité.
Le pouvoir et l'autorité sont des dons de Dieu. Il incombe à ceux qui les possèdent la divine responsabilité de les exercer de manière sainte. Quand ce n'est pas le cas, il y a péché, non seulement à l'encontre du peuple, mais de Dieu lui-même. Comme nous le verrons cette semaine, Achab et Jézabel ont fait usage de leur pouvoir et de leur autorité en s'opposant à la volonté de Dieu. Ils en ont également récolté les conséquences. Leur histoire donne une bonne leçon sur la façon d'utiliser les pouvoirs qui nous ont été accordés, quels qu'ils soient.
<< ACHAB >>
La semaine dernière, nous avons étudié le péché commis par David avec Bethsabée, source de nombreuses souffrances pour lui-même et pour sa nation. L'affaiblissement de la renommée de David a permis le développement des graines de la rébellion dans sa propre maison, préparant probablement le partage de la nation en deux royaumes séparés, une génération ou deux plus tard.
Lisez 1 R 16.28-30. Qu'apprenons-nous sur le caractère d'Achab?
Citez certaines des choses auxquelles les rois précédents s'étaient livres : 1 R 12.25-33; 13.33, 34; 14.22-27; 15.26, 34; 16.15-20.25. Cela ne nous aide-t-il pas à comprendre à quel point le règne d'Achab était mauvais? Commentez.
Deux ans avant la mort d'Asa, Achab monta sur le trône d'Israël. Des son avènement, il fit preuve d'une apostasie effrayante. Son père Omri, fondateur de Samarie, "fit ce qui est mal aux yeux de l'Eternel, et il agit plus mal que tous ceux qui avaient été avant lui" (1 R 16.25). Mais Achab alla encore plus loin dans le péché. Il "fit plus encore que tous les rois d'Israël qui avaient été avant lui, pour irriter l'Eternel, le Dieu d'Israël", en agissant "comme si c'eut été peu de chose de se livrer aux péchés de Jéroboam, fils de Nebath" (1 R 16.33, 31). Non content d'encourager les formes d'idolâtrie de Béthel et de Dan, il précipita le peuple dans le paganisme le plus grossier en remplaçant le culte de l'Eternel par celui de Baal." - Ellen WHITE, Prophètes et rois, " L'apostasie nationale ", p. 81.
Il nous est difficile de comprendre comment ces rois ont pu tomber dans de tels péchés et dans une telle apostasie. Mais c'est justement la le problème : nous envisageons ces événements selon notre perspective et non selon la leur. Qui sait comment nous aurions agi si nous avions été a leur place? Puissent ces récits nous servir d'avertissement sur la facilité avec laquelle nous risquons de nous éloigner du Dieu vivant!
Quelles démarches quotidiennes devez-vous faire pour éviter de vous éloigner progressivement de la relation salvatrice que vous entretenez avec Jésus-Christ?
<< UN COUPLE ASSOIFFÉ DE POUVOIR >>
Comme si tout ce qu'avait déjà fait Achab ne suffisait pas, il a ajouté à ses péchés son mariage avec Jézabel (1 R 16.31), princesse païenne dont le nom a fini par être associé au mal. Il est plus que probable que ce mariage a été conclu pour des raisons politiques plut6t que par amour. Les guerres, la plupart du temps contre Ben-Hadad, roi d'Aram, ont dominé les vingt-deux ans du règne d'Achab (voir 1 R 20). Ce conflit a entraîné des alliances avec d'autres voisins menaçants, comme le mariage d'Achab avec Jézabel, fille d'Eth-Baal, roi de Sidon, également prêtre d' Astarté. Par la suite, la fille d' Achab, Athalie, a cimenté les liens avec Juda en épousant Joram, fils de Josaphat, futur roi de Juda (voir 2 Ch. 21.6).
Tout de suite après son mariage avec Jézabel, qu'a fait le roi? 1 R 16.31-33.
S'étant déjà livré à tant de péchés et de compromis, Achab n'a sans doute pas eu besoin de beaucoup d'encouragements de la part de sa femme païenne non seulement pour se mettre au service de Baal, mais pour répandre ce culte en Israël. Jézabel l'a-t-elle fait parce qu'elle servait sincèrement son dieu ou parce qu'elle voulait consolider son pouvoir? Après tout, si les adorateurs de Yahvé avaient tenu les rênes du pouvoir, elle serait sans doute morte au lieu d'être reine. Il est probable qu'elle cherchait à asseoir son pouvoir et il lui était pratique d'utiliser sa prétendue dévotion envers son dieu pour l'obtenir.
Comment savons-nous que Jézabel a cherché à détruire le culte du vrai Dieu pour le remplacer par celui de Baal? 1 R 18.4, 13; 19.1, 2; 21.25.
Un péché en a entraîné un autre, et ainsi de suite. Le roi n'a pas tardé à atteindre un degré de dépravation tel qu'il ne l'avait sans doute jamais imaginé. Quelles leçons tirer de ce triste récit pour ne pas tomber dans les mêmes erreurs?
<< JEZABEL ET ELIE >>
Relisez ce fameux récit dans 1 R 18. De quels enjeux s'agissait-il?
Il s'en est suivi un intense combat entre Elie et Jézabel. En tant que reine, celle-ci était politiquement influente. C'est avec une grande ferveur religieuse qu'elle a poursuivi en Israël l'oeuvre de son père, roi et prêtre de Baal et d' Astarté à Tyr et Sidon. Achab a construit pour elle un temple dédie a Baal, qui comprenait probablement un "séminaire" pour l'instruction des futurs prêtres. Jézabel présidait personnellement au culte de, Baal en Israël, faisant de celui-ci une religion d'Etat.
Comment Jézabel a-t-elle soutenu les prophètes de son culte ? Voir 1 R 18.19.
Quatre cents de ces prophètes mangeaient à sa table. Cela signifiait qu'ils avaient accès à la maison royale avec l'agrément du roi, son mari. Il est clair que Jézabel exerçait sur Achab une puissante influence.
Face à cette apostasie endémique, Elie luttait pour garder vivant le culte de Yahvé. De façon appropriée, son nom signifiait : "Mon nom est Yahvé ". Le conflit religieux a atteint son paroxysme quand Elie est apparu devant le roi Achab en lui annonçant qu'il n'y aurait ni rosée ni pluie sinon a la parole de Dieu (1 R 17.1). C'était là une attaque directe contre Baal, Dieu de la pluie et, donc, de la fertilité. Achab a déclare qu'Elie était celui qui attirait le malheur sur Israël (1 R 18.17), accusation que ce dernier a retourné contre le roi. Ce n'était pas Elie le res-ponsable de la sécheresse, mais Achab, en s'écartant du culte de Yahvé (1 R 18.16-18). Plus tard, au sommet du mont Carmel (en l'absence de Jézabel, mais en présence d'Achab), Elie a clairement démontre l'impuissance de Baal et l'autorité de Yahvé sur la pluie. Achab était aussi impuissant que Baal. Sans pouvoir intervenir, il a assiste a la défaite du culte de Baal et à la mise à mort de centaines de prêtres. Rentré chez lui, il a dû expliquer a Jézabel pourquoi il n'était pas nécessaire de préparer la nourriture du lendemain pour les prêtres de Baal.
De quelles influences négatives êtes-vous environné? Comment les contrer le mieux possible?
<< LA VIGNE DE NABOTH >>
Comment Achab a-t-il pu laisser ces choses devenir aussi désastreuses sous son règne ? L'histoire de la vigne de Naboth nous en donne un aperçu. Lisez 1 R 21.1-4. Ce que nous voyons ici du caractère d'Achab n'est-il pas révélateur?
Dans 1 R 21.5- 7, nous découvrons la réaction de Jézabel. Quel contraste! Elle se révélait en effet capable de diriger le royaume. Alors que son mari est rentre en boudant, prêt a renoncer, elle a complote pour obtenir ce qu'il voulait. Sa réaction a été la suivante : "Est-ce bien toi qui exerces la royauté sur Israël? " Nous constatons une fois de plus que pour Jézabel tout était question de pouvoir et de domination et qu'elle avait épouse quelqu'un qui ne l'arrêterait pas dans ses efforts.
Lisez le reste de l'histoire (1 roi 21.8-11).Comment Jézabel est-elle parvenue à ses fins? Quel habile stratagème a-t-elle utilisé? Qu'est-ce que cela nous indique sur elle?
Jézabel semblait bien connaître la loi israélite. C'est pourquoi elle l'a utilisée à son avantage. Outre l'appel au jeûne, qui signifiait que quelque horrible péché avait été commis, elle a fait en sorte que Naboth soit accusé d'un crime qui, elle le savait, le conduirait à la mort (Lv 24.16). Puis elle s'est arrangée pour qu'au moins deux témoins soient convoques (Nb 35.30; Dt 17.6), selon ce qu'exigeait la loi hébraïque. Cette femme savait exactement ce qu'elle faisait. Bien que ne suivant pas la religion de Yahvé, elle a su l'exploiter à son avantage.
Le reste du chapitre (1 R 21.17-29) montre que même si Jézabel avait été l'instigatrice du crime, le Seigneur tenait également Achab pour responsable. Achab savait ce qui se passait et n'a rien fait pour s'y opposer. Il était aussi coupable que sa femme.
Réfléchissez avec quelle facilité on peut se servir de la religion pour exploiter les hommes. Vous est-il arrivé d'être tenté de vous servir de votre foi pour inciter des personnes à répondre à votre désir? Pourquoi devons-nous faire très attention à ne pas tomber dans ce piège?
<< LA FIN D'ACHAB ET DE JEZABEL >>
La façon délibérée dont Achab et Jézabel ont contraint Israël à remplacer leur culte par celui de Baal et à participer à toute l'immoralité qui lui était associée ne pouvait manquer de soulever la colère de Dieu. Pour couronner le tout, ils ont méprisé toute forme adéquate de gouvernement et ont froidement perpétré le meurtre de l'innocent Naboth. Leur mariage était la pire des combinaisons possibles : un roi à la volonté faible marié à une femme sans scrupules, manipulatrice et assoiffée de pouvoir. Il n'est pas surprenant que cela ait tourné au désastre pour Israël.
Quelle fin Achab et Jézabel ont-ils eue? 1 R 22.29-40 ; 2 R 9.30-37.
La funeste influence de cette malheureuse alliance ne s'est pas anéantie avec eux. Elle s'est transmise à la génération suivante.
Lisez 1 R 22.52-54. Qu'apprenons-nous sur l'influence durable de ce terrible couple?
" Pendant le règne de son père, Achazia avait été témoin des oeuvres merveilleuses du Très-Haut. Il avait assisté aux terribles manifestations de la puissance divine à l'égard du peuple apostat d'Israël, et il s'était rendu compte de la manière dont le Seigneur juge ceux qui refusent de se soumettre aux exigences de sa loi. Mais il agissait comme si ces vérités solennelles n'étaient que des contes frivoles. Au lieu d'humilier son coeur devant Dieu, il suivait Baal qu'il s'était finalement risqué à consulter pendant sa maladie, se livrant ainsi au plus audacieux des actes d'impiété. Révolté, n'éprouvant aucun désir de se repentir, Achazia mourut "selon la parole de l'Eternel prononcée par Elie"." - Ellen WHITE, Prophètes et rois, "Ruine de la maison d'Achab", p. 157.
Avez-vous eu à subir les conséquences immédiates du péché d'autrui? Expliquez. De quels principes et promesses bibliques vous réclamerez vous pour alléger les torts causes?
<<POUR ALLER PLUS LOIN >
A LIRE: Ellen WHITE, Le foyer chrétien, "Le père, force du foyer", p. 206, 207, paragraphe intitulé : "Exercez l'autorité avec humilité".
"Achab était faible de caractère. Son mariage avec une femme idolâtre, autoritaire et obstinée, le fit courir au désastre, lui et la nation. Dépourvu de tout principe, de tout noble idéal, il fut facilement influence par l'esprit volontaire de Jézabel. Sa nature égoïste le rendit incapable d'apprécier les grâces du Dieu d'Israël, et de remplir ses devoirs de chef et de gardien du peuple élu. " - Ellen WHITE, Prophètes et rois, "L'apostasie nationale", p. 81.
A Méditer
1. En un sens, la leçon de cette semaine porte sur l'usage du pouvoir. Quels privilèges accompagnent le pouvoir? Quels en sont les dangers? Que les membres de la classe évoquent le type de pouvoir lie à la religion. Quels dangers particuliers doit-on éviter lorsqu'on exerce une responsabilité religieuse? Pourquoi cette forme de pouvoir est-elle extrêmement nuisible 10rsqp'eHe devient abusive? Comment, en tant qu'église, nous protéger et protéger autrui de ce type d'abus?
2. Une autre leçon à tirer de I'étude de cette semaine porte sur I'influence que I'on exerce. Discutez en classe de I'ascendant que nous avons en tant qu'individus et en tant qu'église. Comment nous assurer que nous exerçons une action aussi positive que possible, a la fois dans le monde et dans I'église?
3. Réfléchissez à I'impression donnée par votre église locale. Mettez vous à la place d'un visiteur qui vient pour la première fois. Quelle sorte d'impression votre église laisse-t-elle? Quels en sont les points forts? Les points faibles? Comment les membres de la classe vont-ils faire pour donner l'impression la plus favorable possible?
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